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Officiers turcs arrêtés : le Mossad de plein pied dans l’insurrection en Syrie

 Guerre-s 20 février 2012
Officiers turcs arrêtés : le Mossad de plein pied dans l’insurrection en Syrie
Les aveux des officiers turcs arrêtés en Syrie la semaine passée révèlent que Tel Aviv est impliqué dans le mouvement d’insurrection mené par des bandes armées dans ce pays pour renverser le régime de Bachar el Assad.  Selon le correspondant de l’agence iranienne Fars News à Damas, citant des sources sécuritaires syiennes, sept des 49 officiers turcs arrêtés ont reconnu avoir été entrainés par le Mossad israélien pour perpétrer des opérations terroristes. Ils affirment aussi avoir entamé des contacts avec l’Arabie saoudite et le Qatar.
Le Mossad aide l'ASL?
 
L’un d’entre eux indique que des commandos israéliens se sont infiltrés dans le territoire syrien et apportent leur aide à l’armée syrienne libre (ASL).
Selon lui, le Mossad a aussi dépêché une équipe en Jordanie pour entrainer des membres d’Al-Qaida venus de la Libye et les envoyer en Syrie combattre l’armée régulière syrienne et semer le chaos dans ce pays en y perpétrant des assassinats ciblés et des bombardements dans quelques villes syriennes.
La Turquie est de mèche avec l’entité sioniste vu qu’elle a envoyé ses officiers suivre des entrainements en Israël, avoue l’officier turc, selon Fars news, citant des sources syriennes sécuritaires.
 
Des sources syriennes, les autorités se gardent de publier la totalité des aveux de ces officiers et refusent de les livrer aux Turcs. Elles ont posé comme condition de restituer les officiers syriens et les membres de l’ASL, de s’engager à ne pas armer les groupes terroristes et à contrôler ses frontières pour empêcher le passage d’armements et l’infiltration d’éléments terroristes, et que la République islamique d'Iran soit la partie qui parraine l’accord.
Les aveux dévoilent aussi les activités du Mossad dans plusieurs pays arabes, notamment dans la région du Golfe, au Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et en Jordanie.
11 mille djihadistes se préparent à envahir la Syrie ??
Dans le même contexte et selon le site en ligne du journal arabophone Al-Bina, la région située entre Ramtha et le nord de la Jordanie est désormais une zone militaire fermée comptant 11.000 terroristes armés, de nationalité libyenne et autres, qui ont pour mission de mener le Jihad contre la Syrie en échange de 1.000 $ chacun par mois. Sachant que ce sont Riyad et Doha qui les financent.
Citant des sources syriennes, le journal écrit que des forces spéciales qataries et britanniques sont assiégées dans des tunnels qui s’étendent de Baba Amr à Homs jusque dans une région proche de la frontière avec le Liban.
Des drones américains sur la Syrie ?
Par ailleurs, une télévision américaine a révélé que des drones américains surveillent les événements en Syrie
  Un "bon nombre" de drones militaires et des services de renseignement américains opèrent au-dessus de la Syrie pour suivre les attaques des militaires contre l'opposition et les civils, a rapporté samedi la chaîne américaine NBC.
   Ces vols d'avions sans pilotes ne constituent pas une préparation à une intervention militaire américaine, a ajouté la chaîne qui cite des responsables américains de la défense s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

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L’histoire non dite de la “rébellion ” libyenne

 Guerre-s 20 février 2012
L’histoire non dite de la “rébellion ” libyenne
Un intéressant article qui revient sur la prétendue «révolution» libyenne ». On apprend d’ailleurs qu’un des objectifs des prétendus révolutionnaires était justement d’éliminer ceux qu’ils désignaient comme révolutionnaires. Non, non ils n’avaient pas d’idées suicidaires mais selon leurs propres termes, les révolutionnaires étaient les membres des structures politiques du régime de Mouammar Kadhafi.
Volià pour le qualificatif de révolutionnaire.
L’auteur arrive en fin de compte à des conclusions voisines de celles que formule Thierry Meyssan, c’est-à-dire que les gouvernements occidentaux se sont alliés de facto et en toute connaissance de cause avec des «djihadistes» du genre Oussama ben Laden qu’ils prétendaient combattre. La différence étant que la National Review et John Rosenthal sont des conservateurs Américains, c’est-à-dire qu’ils se situent dans la ligne classique du parti Républicain. Le plus grand des paradoxes étant que des “djihadistes” ont été portés au pouvoir avec l’aide en matière de relations publiques d’un de ces mêmes «intellectuels» qui dénonce le fascisme vert.
Je dirai que cet article nous en dit surtout un peu plus sur le moment où a commencé à se nouer cette alliance, soit la période où bon nombre de chefs de cette nébuleuse sont tombées entre les mais des services secrets occidentaux qui ont compris qu’il était possible de travailler avec eux dans l’intérêt commun.
Le complot islamiste: l’histoire non dite de la rébellion libyenne
Par John Rosenthal, National Review (USA) 17 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
C’est aujourd’hui l’anniversaire official de la “révolution du 17 février,” la rébellion libyenne contre le pouvoir de Mouammar Kadhafi qui – avec une aide massive d el’OTAN- a fini par aboutir à la chute du régime et à la mort de Kadhafi. Même si la rébellion a été d’emblée présentée par les media occidentaux comme un « mouvement de contestation », il ressort clairement des preuves filmées comme des témoignages de première main que les « manifestations » ont été extrêmement violentes dès le début. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir des colonnes de « manifestants » armés – comme certains media les ont qualifiés de manière incongrue – se mettre en marche en direction de Tripoli.
Dans pratiquement chaque ville où des troubles ont éclaté, des postes de police et d’autres édifices et installations publics ont été attaqués et incendiés. De telles attaques avaient été signalées à Benghazi, Derna, Tobrouk, el Beïda et Zawiyah entre autres. A Derna, selon le témoignage d’Amer Saad, un « militant » pro-rébellion, les forces fidèles à Kadhafi avaient été enfermées dans des cellules d’un poste de police local et le bâtiment avait été incendié.
La violence des “manifestations” n’est guère surprenante compte tenu de ce que nous savons maintenant du rôle du Groupe Islamique Libyen de Combat (GILC) lié à al Qaïda dans la rébellion. Au moins trois militants liés à al Qaïda  qui avaient à un moment ou à un autre été détenus par les Etats Unis ont joué un rôle de premier plan dans le soulèvement contre Kadhafi. Après la chute de Tripoli, l’un d’entre eux, le chef historique du GILC, Abdelhakim Belhadj deviendra gouverneur militaire de la capitale libyenne (dans la presse occidentale, Belhadj est souvent confondu avec Abdelhakim al-Hasadi qui est un autre militant lié à al Qaïda qui a joué un rôle très important dans les premières phases de la rébellion en Libye orientale).
En outre, des faits peu connus mentionnés dans un dossier judiciaire britannique indiquent qu’il n’y a rien eu de spontané dans la violence. Vers le milieu de la dernière décennie, le GILC avait en fait élaboré un plan pour déstabiliser le régime de Kadhafi au moyen des mêmes nombreuses tactiques qui seront employées dès le début de la rébellion en février 2011. Le plan avait été découvert dans un CD saisi par la police britannique au cours d’une perquisition effectuée en février 2005 au domicile d’un réfugié politique Libyen à Birmingham.  Dans une décision de justice de 2009, l’individu est simplement identifié par les initiales « AV ». (voir Secretary of State for the Home Department contre AV,  30 avril 2009.)
Les attendus de la décision observant que AV était un membre du conseil de la chouhra [consultation] du GILC et que son nom avait été ajouté le 7 février 2006 à la liste de l’ONU des personnes et entités liées à al Qaïda.
Ces indications ainsi que d’autres précisions biographiques désignent clairement « AV » comme étant en réalité Abderrahmane al-Faqih. Selon la décision judiciaire britannique et d’après les informations recueillies par le Conseil de Sécurité de l’ONU, al-Faqih/ “AV” avait été condamné par contumace par un tribunal marocain pour complicité dans l’attentat suicide de Casablanca en mai 2003 qui avait coûté la vie à plus de 30 civils et blessé beaucoup d’autres.
Qui plus est, le résumé des motifs  de l’ONU pour l’inclusion d’al-Faqih dans la liste des sanctions contre al Qaïda note qu’il est «considéré comme étant relié au réseau terroriste en Irak qui était dirigé par Abou Moussab al-Zarkawi. » Les documents judiciaires britanniques montrent qu’al-Faqih avait implicitement admis ses liens avex al-Zarkawi et al Qaïda en Irak en affirmant avoir envoyé un message aux ravisseurs de Kenneth Bigley afin de les convaincre d’épargner la vie de Bigley (voir le § 17 de la décisien mise en lien ci-dessus). Bigley, un ingénieur Britannique, avait été décapité par l’organisation d’Abou Moussab al-Zarkawi en octobre 2004.
L’auteur du plan découvert dans le CD d’al-Faqih était le chef idéologique du GILC Abou al-Munthir, alias Sami al-Saadi. Comme le cher du CILC Belhadj, al-Munthir/al-Saadi avait été transféré dans une prison libyenne en 2004 après avoir été détenu par les services secrets américains en Asie du Sud-Est. Un certain Abou Munthir est incidemment cité dans les documents judiciaires britanniques comme étant un agent d’al Qaïda qui encourageait les jeunes Musulmans de Grande Bretagne à commettre des actes terroristes dans ce pays après l’invasion de l’Afghanistan. Des communications entre le gouvernement libyen et les services secrets occidentaux découvertes après la chute de Tripoli donnent à comprendre que l’Abou Mounthir en question n’était autre qu’al-Saadi (ces documents sont reproduits ici ).
Entre autres documents trouvés sur le CD d’al-Faqih, se trouvait un manuel pour fabriquer des bombes et ce que le juge britannique Colin Mackay a décrit comme un «sinistre matériel anti-occidental.»
Selon la décision de justice de 2009, le plan du GILC:
Inclut un appel aux moudjahidin à s’entraîner au maniement des armes et à la préparation d’explosifs et à infliger des destructions et des dégâts aux « sièges des comités révolutionnaires, les locaux des services de renseignements et les lieux où se trouvent les révolutionnaires et les corrupteurs.»
Les références aux “révolutionnaires” et aux “comités révolutionnaires” concernent ce que Mouammar Kadhafi appelait la révolution Fateh. Les « comités révolutionnaires » étaient une composante permanente de la société libyenne du temps de Kadhafi : une forme d’institutionnalisation de la révolution Fateh.
Le plan du GILC appelait en outré à une “opération martyr” contre une cible importante comme le tyran Kadhafi, d’autres membres importants de la tyrannie ou des locaux des services de renseignements.” Il se trouve qu’un attentat suicide contre une caserne de l’armée à Benghazi le 20 février avait été signalée comme ayant joué un rôle essentiel dans le succès de la rébellion – l’auteur de l’attentat aurait rempli une voiture d’explosifs et fait exploser l’entré de la caserne.
Le simple fait que les rebelles se servent de la méthode caractéristique d’al Qaïda est en lui-même une preuve de la nature djihadiste de la rébellion. Des « opérations martyr » très semblables evec des véhicules bourrés d’explosifs ont été exécutées contre des installations militaires américaines en Afghanistan. Le fait que l’auteur présumé de l’attentat de Benghazi ait été salué comme un héros par la presse occidentale (voir ici  ou ici  par exemple) représente seulement un des aspects par lequel le conflit libyen a abouti à ce qu’on peut décrire comme une «banalisation» du djihad.
Il convient d’observer que sur la base de la possession par lui du plan du GILC, al-Faqih/ »AV » avait été déclaré coupable par un tribunal britannique pour recel d’un document visant à favoriser l’exécution ou la préparation d’actes terroristes en violation du Terrorism Act britannique de 2000. Une décision de 2007  confirmant la condamnation observe sans détour :
La législation ne donne pas d’exemption, ne fait pas d’exception, n’offre pas de défense, ni ne disculpe ce qu’on voudrait présenter comme du terrorisme pour une cause juste. Une telle notion est étrangère à la loi. Le terrorisme est le terrorisme quels que soient les motivations des auteurs.
Les forces britanniques se sont pourtant conjuguées aux forces françaises, américaines et d’autres puissances de l’OTAN pour intervenir en Libye en soutien d’une rébellion dont les méthodes avaient été reconnues comme étant de nature terroriste par le justice britannique.
En ce moment, il est courant chez les observateurs occidentaux de déplorer le fait que le « printemps arabe » a été suivi d’un « hiver islamiste ». Mais quand on le replace dans un ensemble, avec toutes les autres preuves  des racines islamistes de la rébellion libyenne, le plan du GILC laisse peu de place au doute : indépendamment ce qui s’est passé dans le reste du monde arabe, le soulèvement en Libye était la réalisation non d’aspirations démocratiques, mais des vieilles ambitions d’extrémistes islamistes. C’est un « printemps islamiste » qui a ouvert la voie de l’actuel « hiver islamiste. »
— John Rosenthal traite de politique européenne et de questions de sécurité transatlantiques. Vous pouvez suivre son travail sur http://www.trans-int.com/ ou sur Facebook.

http://mounadil.wordpress.com/

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Les images de Syrie supposées montrer le résultat des bombardements par l’armée syrienne montrent en réalité les destructions commises par l’opposition

 Guerre-s 17 février 2012
Les images de Syrie supposées montrer le résultat des bombardements par l’armée syrienne montrent en réalité les destructions commises par l’opposition

Nous avons déjà croisé Sharmine Narwani sur ce blog. C’était à l’occasion d’un papier où elle s’intéressait au discours politico-médiatique  sur la Syrie.

Le texte que je vous propose est une analyse serrée d’images présentées sur la chaîne de télévision américaine CNN et supposées apporter la preuve de la réalité des bombardements de zones urbaines par l’artillerie lourde syrienne. Les images montrent en effet des immeubles détruits ou endommagés ainsi que des cratères d’impact dans des rues où il n’y a plus aucune circulation automobile.

Le problème, ainsi que le démontre Sharmine Narwani qui nous donne tous les éléments pour contrôler son raisonnement, c’est que les zones dévastées ne sont pas celles tenues par les forces d’opposition mais au contraire les quartiers réputés fidèles au gouvernement.

 

Tromperie high-tech à Homs?

par Sharmine Narwani , Alakhabr (Liban) 14 février 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce qui avait sûrement été conçu pour présenter de manière élaborée des documents visuels adaptés aux media afin d’illustrer la violence du régime syrien à Homs a au contraire soulevé plus de questions qu’apporté de réponses.

Sharmine Narwani évoque les photos satellite postées par l’ambassadeur US en Syrie Robert Ford et pat le Département d’Etat ; je vous ai présenté ce dossier [ici ]

Les affirmations discutables de l’ambassadeur US ne se limitent cependant pas aux images satellite. Dans son post sur Facebook, Ford note avec insistance ; « Il n’y a aucune preuve que l’opposition – même ces membres de l’opposition qui ont fait défection de l’armée – dispose ou s’est servi  de telles armes lourdes ».  Il entend par là «l’artillerie» utilisée pour « pilonner de loin des immeubles d’habitation et des maisons. »

Mais alors pourquoi  y-a-t-il des preuves photographiques de destructions dans des secteurs alaouites favorable au régime?

Passons tout de suite au journaliste vedette de CNN, Jonathan King, qui a présenté des images satellite de Homs le 9 février, la veille de la diffusion par le Département d’Etat de ses propres images sur le web. Les images de Homs présentées par King sont datées du 5 février, deux jours après le début de la flambée de violence dans cette ville, qui se concentre fortement sur le quartier de Baba Amr où les combattants de l’opposition sont censés être présents :

 

La présentation par King des «bombardements, des incendies et des dégâts» à Homs montre des destructions du bâti cohérentes avec l’usage d’armes lourdes : « C’est comme une ville fantôme – pas une seule voiture, il y a des dégâts sur les routes et énormément de dégâts sur les toits des immeubles.»

Zoomant sur trois différentes parties du même quartier d’Homs pour montrer des images d’avant et après les destructions, King a expliqué : « Bous ne sommes bien sûr pas sur place, mais ces images satellite très précises tendent à étayer les récits des militants selon lesquels il y a beaucoup de bombardements et des combats en cours dans la ville, ainsi que de nombreux incendies.» 

Il n’y a qu’un problème avec ce qu’il dit. La plupart des supposés combats, bombardements, destructions et tueries rapportés largement par la presse internationale se sont déroulés dans le quartier de Baba Amr à Homs, qui se trouve au sud-ouest de la ville et est un bastion de l’opposition au régime.

Mais les trois images satellite montrées par King ont été prises dans le quartier al-Zahra, une zone favorable au régime peuplée principalement d’Alaouites qui appartiennent à la même secte musulmane minoritaire que le président Syrien Bachar al-Assad.

Voilà une révélation stupéfiante. Des civils pro régime à Homs et dans d’autres coins de la Syrie se plaignent depuis des mois maintenant d’agressions, d’enlèvements et d’assassinats perpétrés par des groups armés d’opposition, sans recevoir beaucoup d’attention de la part des media étrangers.

Et elle remet complètement en cause l’affirmation de Ford selon laquelle : «Il n’y a aucune preuve que l’opposition…dispose ou s’est servi  de telles armes lourdes»

Voyons certaines captures d’écran de la présentation par CNN et comparons là à des images de Google Maps.  La première capture est celle où King désigne les trois zones en  surbrillance verte concernées par les destructions à Homs :


Les images satellite de CNN ont été présentées à l’écran avec un basculement de 90° dans le sens des aiguilles d’une montre ; dans la capture qui suit, nous avons orienté leurs images  pour que le nord se trouve en haut pour faciliter la comparaison avec nos images qui sont au format habituel nord sud. Ce qui simplifiera les choses pour les lecteurs qui se sentiront obligés de faire leur propre recherche internet sur le secteur considéré.


Quand on zoome sur un secteur en surbrillance où ont eu lieu des destructions, vous pouvez constater que les deux photos – celle de CNN et la nôtre – correspondent exactement. Au nord d’une route qui passe à l’horizontale se trouve un périmètre avec un grand arbre à sa limite gauche. Au sud de cette même route, des constructions sont positionnées à un angle diagonal distinct. Cette zone se trouve dans le quartier al-Zahra d’Homs. 


La capture d’écran qui suit est un zoom qui vous permet de voir l’emplacement des trois secteurs touchés par des destructions qui ont été présentés par CNN  - tous trois se trouvent clairement à l’intérieur du quartier d’al-Zahra qui est délimité par un cercle rouge.  En bas à gauche de l’image, se trouve un lieu circulaire que nous avons inclus afin d’aider les lecteurs à repérer l’emplacement d’al-Zahra au milieu des autres quartiers de Homs. C’est là qu’est située la citadelle de Homs. 


La dernière capture d’écran représente Homs dans son ensemble, ce qui permet de coir la distance entre Bab Amr (cercle bleu) à gauche de l’image, et al-Zahra à droite. La citadelle de la capture précédente se trouve entre les deux quartiers.


Une image ne vaut plus mieux qu’un long discours

Des photos et des vidéos montrant des scènes de violence n’ont cessé de nous parvenir d’Homs depuis les premières informations sur les violents combats à partir du 3 février. Il est difficile d’en tirer des conclusions parce que nous n’avons pas assez d’informations dans les images ou les vidéos pour confirmer l’origine des tirs ou des bombardements. Les images satellite postées par le Département d’Etat le 6 février – d’après le blog Moon of Alabama – ne montrent en réalité pas l’armée syrienne engagée dans une bataille ainsi que le donne à comprendre l’ambassadeur Ford quand il soutient que :

“Des photos satellite ont saisi à la fois le carnage et ceux qui l’ont provoqué – l’artillerie est clairement sur place, il est évident qu’elle bombarde des quartiers entiers.”

Mais sa déclaration sur l’incapacité de l’opposition à frapper à distance faute d’armement adéquat est maintenant sujette à caution compte tenu des images de CNN où on voit des bâtiments endommagés et des « cratères d’impact » sur la route – pourtant, même cela n’est pas concluant de manière définitive.

Si vous ne faites plus confiance à une photo, que dire d’allégations du genre de celles énoncées par Ford? Une des quelques vidéos que je trouve crédibles – parce qu’on y voit la mort  non contestée d’une personne «connue» – est la séquence concernant Gilles Jacquier, le cameraman de France 2 tué alors qu’il participait à une visite à Homs sous les auspices du gouvernement. Jacquier a été tué dans le quartier favorable au régime d’Akrama, qui abrite essentiellement un mélange d’Alaouites et de Chrétiens venus à l’origine de zones rurales. Le journaliste pro-opposition Omar Idlibi avait une fois surnommé ce quartier «le château du régime.»

Tandis que des informations contradictoires circulaient sur l’origine du projectile qui a étué jacquier et huit autres personnes ce jour là, les observateurs de la Ligue Arabe sur le terrain en Syrie ont enquêté et conclu ainsi : « les informations de la mission à Homs indiquent que le journaliste Fraçais a été tué par des obus de mortier de l’opposition. »

La Syrie a détruit en moi toute confiance en des images auxquelles j’accordais foi auparavant. Les deux parties au conflit manipulent les documents visuels pour faire de la propagande en fonction de leurs objectifs politiques. Le problème posé est que de nombreux récits authentiques sont maintenant déconsidérés du fait du scepticisme de lecteurs comme moi-même.

Les gouvernements et les media mis devant leurs responsabilités pour leur complicité dans la dissémination de fausses informations. Des vies humaines sont en jeu, après tout – ces mêmes vies qui sont la cause de leur lamentable «indignation».

http://mounadil.wordpress.com/
 


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Syrie : Retour des «bataillons musulmans» de la guerre coloniale

 Guerre-s 16 février 2012
Ils sont apparus sur le terrain en Syrie, mais également dans les tribunes de l’ONU, dans les médias, dans les coulisses et sphères politiques internationales.
Syrie : Retour des «bataillons musulmans» de la guerre coloniale
Ce sont les nouveaux bataillons musulmans, engagés non pour participer à la libération de la Palestine et de sa capitale al-Qods, non pour desserrer l’étau qui enferme la bande de Gaza ou pour mener une attaque contre les prisons sionistes et libérer les prisonniers palestiniens et arabes. Non, tout cela ne les intéresse pas ou plus, ils en sont loin, ces jours-ci.

Ils se sont engagés, corps et âme, comme ils ne l’ont jamais fait, pour participer à la nouvelle guerre coloniale engagée contre un pays arabe, la Syrie, en vue de le détruire. Ce pays arabe, qui même fragile de par la nature de son régime, a réussi à s’opposer pendant vingt ans à la politique américaine dans la région, à l’heure où le monde entier courbait l’échine, signait les traités de la capitulation et ouvrait grandes ses portes à la domination impérialiste unilatérale sur le monde.

Les nouveaux bataillons musulmans engagés sous la houlette états-unienne et européenne, surtout française et britannique, ne cachent pas leur désir de s’emparer du pays et de le réduire à un bastion hostile aux ennemis d’Israël. Certains porte-parole de ces bataillons ne le cachent pas, d’autres évitent la question, comme si elle les dérangeait parce qu’elle les oblige à réfléchir sur leur engagement et à modérer leurs paroles. Il n’est plus question de modération vis-à-vis de la Syrie, l’heure est venue pour l’engagement total et démesuré contre le nouvel ennemi, le ‘alaouite, le shi’ite, le persan, le safavide, représenté par l’alliance stratégique entre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah.

En France, Nabil Ennasri n’hésite pas, alors qu’il préside un conseil de musulmans et que ses paroles engagent son mouvement, à mobiliser ses troupes pour la nouvelle guerre coloniale, sans mentionner bien évidemment la politique officielle française, ni les enjeux internationaux de cette nouvelle guerre. Se barricadant derrière «les massacres de civils», ce que font d’ailleurs toutes les sphères internationales, pour justifier l’intervention impérialiste, il essaie de justifier sa haine irraisonnée en mentionnant l’Iran et le Hezbollah.

Selon lui, ce n’est pas la fatwa de sheikh Qardawi qui appelle à former les bataillons de combattants pour «libérer» (détruire) la Syrie qui pose problème, mais plutôt la déclaration du guide Khamena’i et du Hezbollah qui auraient agité «le devoir religieux» pour soutenir le régime syrien, alors que leurs déclarations très claires ne font que réclamer la fin de l’intervention étrangère pour entamer les réformes promises par le régime et l’entente entre syriens. Mais Nabil Ennasri, comme tant d’autres musulmans, ont trouvé dans la guerre menée contre la Syrie un nouveau terrain pour affirmer autre chose, la « pureté » de son Islam et de sa doctrine. Dans le paysage colonial français, il est bon d’affirmer « un islam modéré » (à la manière qatarie), mais il est surtout bon de se démarquer de l’Iran et du Hezbollah, que l’Occident cherche d’ailleurs à détruire, en leur prêtant des paroles rapportées par des chaînes (encore qataries ou saoudiennes, ou même occidentales, c’est kif-kif), car le cercle des « amis de la Syrie » est large. Cela permettrait peut-être d’y avoir sa « petite place », d’autant plus que l’argent coule à flot.

De l’autre côté de la planète, en Palestine précisément, et dans les même bataillons, un journaliste apprécié par les militants occidentaux, parce qu’il écrit en anglais dans des termes mesurés, contre l’AP et les sionistes, ne retient plus sa haine contre ….les shi’ites. Là, il est plus que virulent, il est insultant, déchaîné. Il a ôté tous les gants du savoir-vivre et du savoir écrire. C’est Khaled Amayreh, le chroniqueur apprécié d’Al Ahram Weekly, qui écrit : « le régime « assadien » est un régime impie, criminel, fasciste, terroriste, qui ressemble au régime nazi dans une grande mesure, il faut détruire ce régime, même s’il faut pour cela le martyre d’un million de Syriens. Le régime représente le cancer qui, s’il n’est pas arraché par le peuple syrien, déracinera le peuple syrien, car la Syrie est devenue une ferme iranienne, la mosquée omeyyade est devenue une « hussayniya » où se pratiquent les lamentations, l’éventration des corps humains, l’adultère, les jeux de hasard, que Dieu nous en préserve ». On se demande, à la lecture de ces descriptions, de quoi sont formés les phantasmes de certains musulmans…

Ce genre de « littérature » anti-chi’ite a fleuri, ces jours-ci, en même temps que se prépare la guerre coloniale, par bataillons musulmans interposés. Nous l’avions déjà lu, ici et là, et il n’y a pas longtemps encore, lorsque le Fatah et le Hamas sont entrés en conflit, mais c’étaient les « enragés » du Fatah qui accusaient les membres du Hamas de ces « crimes moraux ». Ce qui signifie que quelque soit le conflit interne, on agite l’épouvantail iranien, chiite, safavide, persan etc… pour se donner une légitimité ou faire avaler son histoire. Le criminel, c’est toujours l’iranien, le safavide, le chi’ite, et on remonte à l’histoire, une « histoire » que l’on fabrique, selon le moment et l’intention. Et les cercles impérialistes approuvent, diffusent, engagent des chercheurs, publient. Là encore, il y a de l’argent.

Telle littérature a toujours existé, mais après les efforts de nombreux ulémas, shi’ites et sunnites, de nombreux instituts religieux dont le prestigieux al-Azhar, en Egypte, ces forcenés agités par les plus bas instincts de leur être ne trouvaient qui les écouter, à l’exception de leurs cercles étroits dans les bas-fonds de l’ignorance et de la bêtise. Aujourd’hui, ce sont ces écrits et ces appels qui mobilisent les bataillons musulmans de la guerre coloniale, une haine démesurée qui fait appel à une histoire distordue (n’est-pas Nabil Ennasri qui écrit à une collègue que « Khomeyni a insulté le calife ‘Umar », et devant l’insistance de la collègue à connaître ses sources, il renvoie à une vidéo d’un obscur sheikh qui le dit….), et à des instincts malfaisants et malades.

Les bataillons musulmans de la guerre coloniale, sur le terrain ou dans les médias ont leurs appuis, financiers d’abord (le Qatar aurait versé un milliard de dollars pour ce faire), mais aussi étatiques et institutionnels (les centres de recherches prestigieux de Qatar, par exemple), dans les métropoles impérialistes. Il n’est plus question de parler de la Palestine et de sa libération, c’est devenu vieux jeu, une guerre d’antan et le fait de rappeler cette question centrale dans la conscience populaire arabe est vu par ces bataillons, comme un prétexte pour détourner l’attention du vrai enjeu en cours : la guerre contre le « régime impie syrien, ‘alaouite, allié ou même devenu shi’ite, iranien, persan, safavide ». C’est pour cette guerre fratricide que sont envoyés des centaines de combattants arabes, venus de Libye, du Liban, de Jordanie, du Qatar, et probablement des pays européens. Dans le nord du Liban, des camps d’entraînement rassemblent des milliers de ces « volontaires musulmans » pour la nouvelle guerre coloniale, supervisés par des officiers britanniques et français.

A ces appels à la mobilisation des bataillons musulmans, une certaine « gauche anti-impérialiste » s’est jointe. Elle réclame, comme tout Européen qui se respecte et n’aime pas « se mouiller », la traduction du président syrien devant ce qui se déclare Cour Pénale Internationale. Il faut dire que les Européens et autres occidentaux continuent à se croire le centre du monde et à considérer que leurs Cours ou Organisations ou autres fadaises fondées pour nous empêcher d’arracher nos droits ont une certaine légitimité pour nous. En fait, et en réalité, non. Plus rien de ce qui est concocté dans leurs capitales que ce soient des chartes de droits de l’homme ou des chartes de vie civile ou urbaine, ou des chartes de chasseurs ou d’écologistes, ne nous intéressent. A

u fur et à mesure que nous avançons, dans notre chemin vers la libération de la Palestine et de nos pays, nous prenons conscience que ce sont précisément ces « chartes », ces « organisations internationales », et tout ce qui va avec, sont des entraves et non des moyens, pour notre libération.

Vous nous avez eu en 1947 (partage de la Palestine), vous nous avez eu en 1916 (Sykes-Picot), vous ne pourrez plus nous avoir en 2012, d’autant plus que le monde devient multipolaire, que de nouvelles puissances émergent, et que ni l’Europe, ni les Etats-Unis ne peuvent imposer leurs diktats. Vous voulez la guerre et le martyre d'un million de Syriens pour renverser cette réalité ?

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L’ambassadeur de Russie: ce qui se passe en Syrie n’est pas une révolution

 Guerre-s 16 février 2012




Dans une interview exclusive pour notre site alManar (version arabe), l’ambassadeur de Russie au Liban, Alexandre Sazbekin a assuré que "ce qui se passe en Syrie n’est pas une révolution".

« Des groupes armés sont apparus en marge du mouvement populaire en Syrie. Ces groupes n’ont cessé d’augmenter et cherchent à s’emparer du pouvoir et à renverser le régime, ils ne veulent pas des réformes démocratiques » a-t-il précisé.

Toutefois, l’ambassadeur russe a nié avoir des informations sur les parties qui financent ces groupes ou leur dépêchent des armes soulignant que « ses propos relèvent d’une analyse politique de la situation ».

Le diplomate russe a, par ailleurs indiqué que la Russie continuera d’utiliser son droit de veto face à toute résolution visant la Syrie, ajoutant que « Moscou tient compte des décisions de la Ligue arabe mais peut ne pas les adopter surtout si elles sont contraires aux intérêts russes dans la région » !

Et de poursuivre : « Si la Russie a pu utiliser son droit de veto, c’est pas parce que les autres parties n’ont pas réussi à nous convaincre du contraire. Il faut savoir que notre position est fondée sur ce nous avons vu en Syrie. Et donc notre opposition au projet de résolution comme à l’initiative arabe revient à ce que nous insistons à ce que le transfert du pouvoir en Syrie se réalise à travers des élections et par le choix du peuple syrien».

Et d’ajouter : « Notre position à l'égard de toute décision votée contre la Syrie se fonde sur plusieurs constantes: parvenir à un règlement politique pacifique de la crise syrienne, sans aucune ingérence extérieure, établir un dialogue global entre le régime et toutes les factions de l'opposition. Et puis, nous ne voyons pas un bon avenir pour la Syrie après le renversement du régime, au contraire, seule la mise en œuvre de mesures de réforme et une nouvelle constitution et aussi des élections sont garants de l’avenir pour la Syrie » .

Concernant la mission des observateurs arabes, le diplomate russe estime qu'elle a joué un rôle positif grâce à sa présence en Syrie et qu'il était souhaitable de tenir compte de ses conclusions sur ce qui se passe en Syrie .

Et de poursuivre : « A travers nos contacts avec les Etats arabes et les pays du Golfe, nous essayons toujours de trouver un terrain d'entente avec eux. Ainsi, nous avons reçu à Moscou le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn et le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, et nous avons essayé de mettre l'accent sur la nécessité de faire cesser la violence et trouver une solution politique en Syrie" ..

Sans nommer le Qatar ou d'autres pays arabes, le diplomate russe n’a pas hésité à critiquer le rôle de « certains des médias dans la couverture des événements en Syrie au profit de certaines parties », ajoutant « nous travaillons par tous les moyens disponibles afin de clarifier la réalité de la situation en Syrie ».

Interrogé sur le rôle de la Russie dans la question libyenne par comparaison à son rôle dans la question syrienne, Alexandre Sazbekin a déclaré que la « Libye été la première expérience du genre dans les événements du printemps arabe. Et si la Russie s'est abstenue de voter c’est parce que nous pensions que la mise en œuvre de l’embargo pourrait réduire le nombre de morts parmi les civils. Mais les autres parties ont abusé des pouvoirs qui leur étaient accordés par une décision de l’ONU, et donc l’opération de l'OTAN a effectuée contre la Libye alors la Russie y était opposée. C'était une mauvaise expérience. Et nous depuis le début, notre président Dimitri Medvedev a informé toutes les parties que la Russie refuse toute décision ou expérience comparable en Syrie ».

ll a accusé l'OTAN d’avoir détruit le pays, soulignant que l'ingérence extérieure a provoqué à une nouvelle détérioration de la Libye, puisque le chaos et les affrontements se poursuivent dans certaines régions.


Et de noter: « la Syrie est particulièrement importante pas seulement pour la Russie, mais tout autant au niveau international et régional. Sans nier nos relations amicales avec la Syrie, mais nous ne regardons pas le régime syrien comme un allié de la Russie. Depuis l'époque de l'Union soviétique, nous n’avons pas d’ Etats-alliés, parce que la politique russe n'est plus fondée sur des alliances, mais sur le partenariat avec le plus grand nombre de pays. Par conséquent, nous soulignons que dans le cas de la Syrie, il ne s’agit pas de défendre le régime syrien, la légitimité internationale ».

Sur le dossier nucléaire iranien, le diplomate russe a insisté «sur un règlement politique et diplomatique de la question, estimant préférable pour toutes les parties de rester à l'écart de tout conflit militaire avec l'Iran, car une telle guerre provoquera des conséquences catastrophiques dans la région ».

Cela dit, Alexandre Sazbekin a écarté l’éventualité d’une guerre contre l’Iran, ajoutant que "cela ne signifie pas de ne pas rester prudent et de suivre comment les choses évoluent"».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=50599&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

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